Je… euh… en fait…

Bon… Pour la énième fois, tu reproches à ton mec de ne pas agir selon tes attentes…

Ce week-end, il a prévu de le passer avec un couple d’amis de passage dans sa ville. Et tu aurais aimé faire partie de l’aventure. Mais voilà. Trop fière pour lui en toucher en un mot, tu attends (que dis-je, tu ESPÈRES) qu’il t’invite sans que tu n’aies à le formuler. Donc, en bonne fille docile, tu attends qu’il prenne l’initiative.

Résultat : il a passé un super week-end à faire la fête, TOI à ruminer seule dans ton coin. Et le dimanche soir, il te raconte ses exploits tandis que, le téléphone vissé à l’oreille, TU continues de rager. Et quand, finalement exaspérée par sa légèreté, tu lui envoies en pleine face (ATTENTION, UPPERCUT EN APPROCHE ! ) qu’il aurait pu penser à t’inviter (ben oui, deux couples d’amis, c’est plus sympa quoi ! ), qu’il te répond d’un simple ‹‹ Mais pourquoi tu me l’as dit ? ›› sur un ton innocent, étonné de ton ton cinglant (AHAHAHA !!! pour ceux qui auront compris le jeu de mots…) et que tu enchaînes ‹‹ Mais t’aurais pu me le proposer ? ›› et qu’il réplique ‹‹ Ben, il suffisait que tu le dises… ››, ton sang ne fait qu’un tour. Et toi de penser ‹‹ T’avais pas deviné ? ›› mais de répondre ‹‹ Si tu me l’as pas proposé, c’est que t’avais pas envie au fond… ››

ET VOILÀ, JEU, SET ET MATCH !! La dispute est partie… Et après trois heures de discussion à camper sur vos positions respectives, vous envisagez le pire… Voilà le moment de respirer, de prendre du recul…

Une journée passe, où l’énervement prend le dessus (‹‹ C’est de sa faute, il est trop nul ! ››) Puis une deuxième journée, où l’agacement fait place à la fatigue, car oui, ça épuise d’être énervée en permanence. Des pensées te viennent, que tu commences par repousser parce qu’elles te semblent incongrues puis finalement, tu t’y attardes… Alors tu réfléchis plus posément, tu te souviens que ce n’est pas la première fois que tut te comportes ainsi… Qu’angoissée à l’idée qu’il puisse te dire non, tu n’oses pas lui confier tes envies, te persuadant que ne rien exprimer t’évitera toute déception…

Alors qu’en fait, tu as juste peur d’être déçue. Mais pourquoi se sentir constamment déçue ? Bien sûr, tu fais le parallèle avec ton enfance et la relation avec tes parents (passage obligé, pas d’évitement, s’il-te-plait). Effectivement, ils n’ont pas répondu présents quand ils auraient dû mais ce ne sont que des êtres humains après tout. Et tu es adulte désormais. Mais, probablement dû à ta grande sensibilité (TRÈS BELLE QUALITÉ, ne te méprends pas), tu as pris cela pour acquis et mis tous les gens que tu as rencontré par la suite dans le même panier (qui doit être lourd maintenant…)

Mais cette quête effrénée et vitale de la perfection t’entraines à vouloir toujours plus, toujours mieux. Elle t’éloigne surtout de l’être que tu es, de tes désirs véritables, en t »astreignant à estimer uniquement le résultat, sans te préoccuper de ton ressenti. À oublier TA FORCE INTÉRIEURE qui fait de toi la femme exceptionnelle que tu es.

Alors oui, parfois tu n’oseras pas dévoiler tes désirs par manque de confiance en toi. Et pourtant, plus tu apprendras à le faire, plus tu retrouveras cette confiance oubliée. Si une personne n’agit pas selon tes attentes, ne te laisses pas envahir par la peur. 

RESPIRES, CONNECTES-TOI À TON COEUR ET EXPRIMES-TOI.

(Et si la réponse est quand même non, rien ne t’empêche d’engager un tueur à gages…)

Belle journée,

Madj

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BOUSSOLE

Les évènements se succèdent les uns aux autres, le quotidien envahit, les temps de pause sont absorbés. La vie parait plus sérieuse, trop adulte. L’agacement pointe son nez, rien ne se passe comme prévu.

Bientôt, tout déborde. Soi et surtout les autres. D’alliés, ils se sont transformés en ennemis. Tout déborde toujours plus. La vie est maintenant un combat de chaque instant : pour ne pas sombrer, pour continuer à se faire apprécier, pour conserver ce qui nous tient à coeur et nous semble essentiel.

Nous trouvons des excuses pour nous justifier, pour les justifier, pour justifier la vie. Nous nous accablons, nous les accablons, nous accablons la vie. Mais non, s’énerver ne sert à rien, les coachs en développement personnel ne cessent de le répéter. Alors on appuie plus fort pour que tout s’entasse.

Ce faisant, un nouvel ennemi se profile, sournois et inconscient…

Et là, c’est l’explosion !

Nous ne reconnaissons pas la personne que nous sommes devenus, nous ne l’aimons pas, nous avons la sensation d’avoir été coupé en deux, causé par un manque d’attention à soi et une négligence de nos valeurs intérieures.

Catastrophe…

Parce que sans boussole interne, c’est l’anarchie. L’impossibilité de trouver le repos, partir dans une quête continue et sans fin d’un mieux-être.

D’où l’importance capitale de rester connecté à soi… Ainsi, dès les premiers signes (débordement, malaise interne même minime, irritation des autres, etc…), prendre un temps soi. Ou des temps pour soi. S’interroger. Comprendre pourquoi tel comportement, telle situation, telle parole interpelle ou heurte. Aller au bout pleinement. Ne pas se laisser effrayer par ses propres pensées, son propre ressenti. Car c’est cette peur initiale qui fausse tout le reste. Qui constitue cet ennemi sournois et inconscient : nous-mêmes.

Si nous faisons de la vérité, de l’amour et de la confiance ( envers nous-mêmes) les valeurs de notre boussole interne, le point de départ de toutes réflexions, il est logiquement peu probable de prendre une route qui ne nous convient pas.

Toutefois, gardons à l’esprit que tout est possible, que rien ni personne n’est parfait. Qu’il est possible de se tromper de direction avec amour.

C’est la magie de la vie…

Bonne journée,

Madj

BOULOT : ACTEUR

‹‹ La vie est avant tout ce que vous décidez d’en faire. ›› Cette phrase m’est arrivé un matin, tout à mon habitude de trouver mon élan de la journée. Contente de moi et motivée, je me suis tout de même fait la réflexion qu’il y a quelques années en arrière, si n’importe qui m’avait dit une phrase de ce genre, je l’aurais trouvé prétentieuse. ‹‹ Trop facile, un refuge pour les chanceux de la vie… ›› aurais-je pensé.

J’ai donc repensé à ma vie d’il y a quelques années. À mon état d’esprit de l’époque. Je menais clairement une existence sans réel enthousiasme, attendant désespérément une occasion de sortir de ma léthargie. D’un cycle qui semblait vouloir se répéter à l’infini, fade. Je percevais les personnes qui tenaient de tel discours comme orgueilleuses, se pensant au dessus des autres. Alors qu’au fond, j’étais envieuse, je leur en voulais d’arriver à être si léger devant le combat auquel s’apparentait ma vie. Pourquoi y arrivaient-elles et pas moi?

Aigrie, je continuais malgré tout à espérer un miracle, un signe, quelque chose qui déclencherai une certaine allégresse en moi. Mais je ne cherchais pas au bon endroit. Je désirais ardemment que les choses autour de moi évoluent à mon avantage, changent dans le sens que je décidais être le bon. Mais même quand parfois cela se produisait, je n’était pas pour autant satisfaite. C’était à n’y rien comprendre.

Et un jour, j’ai tout envoyé baladé pour m’expatrier. Maison, boulot, amour. Je me suis retrouvée face à moi-même, seule. Radical, certes mais j’avais surement besoin de faire les choses ainsi. Parce que je sentais que j’étais en train de me noyer, littéralement. J’avais besoin de faire une chose hors du commun pour relancer la machine.

Les premiers temps, j’ai vécu comme en apesanteur. J’ai senti un poids s’enlever de mes épaules. C’était fantastique, libérateur. Plus de contraintes, plus d’obligations, plus de rôle à jouer… PLUS DE RÔLE À JOUER… C’est là que j’ai compris…

Le problème, ce n’était pas l’extérieur. C’était MA façon de vivre avec l’extérieur. Ma façon de percevoir les gens, les évènements. C’était LE rôle que j’avais décidé d’endosser pour diverses peurs et qui ne me correspondait pas. Je m’étais mise seule la pression pour être à la hauteur par peur de ce que j’imaginais que les autres attendaient de moi. Sans me demander ce que MOI j’attendais de moi. Et rien n’allait comme j’espérais parce que je n’étais pas ce que je voulais être. J’étais l’image de moi et non MOI.

C’était il y trois ans. Une prise de conscience vertigineuse… et qui continue son bonhomme de chemin parce qu’on ne change d’un claquement de doigt ce que l’on s’est imaginé devenir toute sa vie… Je fais le tri, je réajuste, j’oublie, j’apprends. Et finalement, je vis enfin. Chacun peut être heureux à condition de déterminer ce qui le rend heureux.

Alors, quand vous vous sentez mal, il peut être bon de se poser une simple question : Suis-je mal parce que les circonstances extérieures sont réellement défavorables ou parce que je me suis enfermé dans un rôle qui ne me correspondait pas?

Belle journée,

Madj

ARRÊTONS DE BRIDER NOS EMOTIONS!

Personne n’aime être mal à l’aise. Au milieu des autres certes mais encore plus face à soi-même. Accepter la trahison d’un ami, s’apercevoir que la vie que nous menons ne nous convient plus, reconnaitre son manque de discernement, etc… Autant de situations inconfortables et délicates qui nous poussent, même quand nous ne le voulons pas, à nous interroger sur nous-même.

Mais parfois, nous repoussons ce moment autant et aussi fort que nous le pouvons, en donnant une importance démesurée à nos responsabilités professionnelles, familiales ou amicales. Nous cherchons à étourdir le rythme, que nous percevons comme effréné, de la vie. Pourtant, plus nous nous efforçons de l’étourdir, plus il s’accélère. Nous obtenons l’effet inverse.

Aussi vient le jour où tous les voiles s’abaissent d’un coup, nous laissant nu au milieu d’une route que l’on a parcouru sans en comprendre le véritable sens. Alors nous restons à l’endroit précis où tout s’est arrêté, comme paralysés. Incapable de savoir comment ni pourquoi on en est arrivé là et encore moins où aller.

Bien qu’indiscutablement effrayante, rassurons-nous car ce n’est qu’un début. Un début cahotique vers soi-même, vers sa vérité.

A ce stade, il ne s’agit plus de combattre. Ni d’essayer de comprendre d’ailleurs. Il s’agit de se laisser doucement enveloppé par ces « ténèbres » repoussées si longtemps, avec tant d’énergie. De laisser les peurs, les doutes, les refus prendre la place qui leur revient naturellement. De leur donner le droit d’exister, au même titre que l’amour, la joie ou la compassion. De laisser chaque émotion, que nous la percevions comme négative ou positive, faire le chemin qui est le sien en nous.

Brider une partie de ses émotions, c’est brider toutes ses émotions, quelles qu’elles soient. Car, si l’on a peur d’aller explorer nos plus sombres instincts, la même peur nous empêchera d’atteindre les plus beaux.

Vivre, ce n’est pas passer son temps à tenter d’effacer ce qui ne nous plaît pas pour vivre uniquement ce qui nous plaît. Vivre, c’est ressentir pleinement tout ce qu’il est possible de ressentir.

La nature, par définition, est impermanente. Elle change sans cesse, s’adapte et survit, quoi qu’il arrive. Ainsi devons nous être. Car c’est ainsi que nous sommes originellement nés.

Soyons conscients d’une chose : quel que soit le sentiment que l’on bride, rappelons-nous qu’au moment où nous agissons de la sorte, nous entrons en guerre  avec nous-même.

Belle journée,

Madj

LE PIÈGE D’AIDER

Vouloir aider une personne proche qui traverse un moment difficile est une attitude de compassion, une action louable. Mais quand cet élan nous saisit, il est bon de s’assurer de l’authenticité de nos pensées.

Par authenticité, j’entends l’interrogation « Pour quelle raison ai-je envie d’aider? ». Une question à première vue hors propos, que certains qualifieraient même d’absurde mais qui me paraît pourtant indispensable. 

Pour y répondre,  commençons par comprendre d’où vient ce sentiment de compassion. De notre vécu, cela semble logique. Certaines histoires nous touchent plus que d’autres, parce que l’on reconnaît ses propres souffrances en l’autre. Pour peu qu’on ait dépassé la nôtre, il est alors aisé d’imaginer avoir LA solution miracle, de claironner tout haut que l’on connaît le chemin et de tenter, dans un esprit de bienveillance, d’y conduire la personne mal en point. Attitude qui peut paraître noble et sensée mais qui, à mon sens, ne l’est pas. En agissant ainsi, ce n’est plus notre élan de compassion mais bel et bien notre égo qui prend le dessus. 

Notre égo qui nous souffle que nous, nous savons ce qu’il est bon de faire et comment le faire, contrairement à l’autre. Nous créons ainsi une relation maître-élève , parent-enfant, intimant inconsciemment notre supériorité, qui fait souvent naître le désir de faire à la place de, dans l’unique but de démontrer à quel point nous avons raison.

Or, pour qu’une véritable relation d’aide puisse se mettre en place, la personne mal dans sa peau doit tout d’abord accepter l’aide qu’on lui propose, étape que notre égo a tendance  à ne pas prendre en compte. Il s’impose parce qu’il sait. Ensuite, chacun doit pouvoir se sentir libre. Libre d’exprimer ses sentiments, d’exprimer ce qu’il est. Et si la personne qui vous fait face pense qu’elle vous est supérieure et donc que vous êtes inférieur, comment cela sera-t-il possible?

L’égo nous pousse à juger, à comparer, à médire. Ce n’est pas lui qui peut aider.

Par contre, il peut nous aider à nous recadrer. Nous aider à prendre la distance nécessaire face à la souffrance de l’autre pour ne pas la faire nôtre et éviter ainsi confusions et malentendus. 

Notre chemin n’est jamais le même que celui d’un autre, mais si on accepte juste de le partager et non de l’imposer, il peut devenir une source d’inspiration pouvant faire naître chez l’autre l’envie de suivre sa propre voie. Laisser l’autre venir à soi et non se poser en super héros réparateur de torts. 

C’est ainsi, je pense, qu’on soutient le mieux les autres. En poursuivant notre chemin comme il nous convient, en se sentant en accord avec ses actes et ses paroles. En appliquant au quotidien notre vérité à notre existence.

Ainsi la véritable question serait peut-être « Suis-je capable d’aider? »…

Belle journée,

Madj

‹‹ Prends soin de toi ››

Voilà bien une phrase complexe… Complexe parce qu’elle parait simple en apparence mais compliquée en profondeur…

Dès que l’on se plaint de son travail, de notre relation, des embouteillages, du manque de temps, du quotidien, c’est la phrase magique censée résoudre tous non soucis.

‹‹ Tu devrais prendre plus soin de toi… ›› ‹‹ Tu devrais t’accorder plus de temps… ››

Mais est-ce si facile à faire en définitif?

La première pensée qu’évoque ces mots est de s’autoriser à assouvir ses envies…  « primaires » dirons-nous. S’offrir un massage, une sortie entre amis, un dîner en amoureux. Des instants qui se perdent facilement dans la course effrénée du quotidien.

Mais ce n’est que la première approche.

Prendre soin de soi, c’est peut-être avant tout l’art d’ÊTRE.

Et pour y parvenir, il faudrait tout d’abord être au fait de ce que l’on est. Ce qui implique la conscience de son mécanisme interne personnel, libéré des fêlures du passé et de l’angoisse du futur. D’accepter la peur au même titre que la sérénité, le malheur au même titre que le bonheur. De laisser la vie nous happer dans son sillage plutôt que le contraire. De savoir ÊTRE colère un instant puis douceur un autre. De reconnaître humblement ce flux d’énergie qui fait de soi un être humain ordinaire et extraordinaire à la fois.

De laisser fleurir en soi chaque émotion, qu’elle nous plaise ou non. De ne pas s’auto-censurer. De savoir décider ce qui doit vivre et ce qui doit mourir en nous. De cultiver cette personne que nous voulons ÊTRE parce que l’on se sent bien avec elle.

La difficulté vient peut-être du fait que, par peur de perdre l’amour de ceux que l’on aime, on se cache de notre véritable nature, parfois jusqu’à en avoir honte. Mais les relations sont simples : si l’on nie ce que l’on est, il est impossible de ne pas nier ce que sont les autres. Et être dérangé par notre ÊTRE revient à être dérangé par celui des autres…

À mon sens, prendre soin de soi, c’est intimement savoir ÊTRE.

Savoir ÊTRE dans l’instant, en se laissant traverser par le flux, invisible mais perceptible, de l’existence…

Belle journée,

Madj

J’ACCUSE!

‹‹ C’est pas ma faute! ›› ‹‹ C’est pas moi! ››

Des mots que l’on apprend très tôt à prononcer. Parce qu’on nous enseigne dès l’enfance qu’être responsable de ses paroles et de ses actes peut nous être préjudiciable ce qui, en soit, est logique dans une certaine limite. Mais là où le bât blesse, c’est qu’on nous fait également souvent comprendre à demi-mot qu’en agissant pas selon les désirs de l’adulte, ce dernier peut nous retirer son amour et nous qualifier de mauvaises personnes. Et ainsi, de l’innocence enfantine à la culpabilité adulte, le chemin est vite tracé.

On grandit alors en apprenant à accuser les autres pour tout et n’importe quoi, toujours plus, se persuadant toujours davantage que nous détenons la vérité absolue, que les autres sont dans l’erreur  la plus évidente.

Puis vient le jour où cela devient lassant d’accuser. On devient conscient de l’énergie que cela nous coûte car un jour, par pur hasard, nous avons goûté du bout des lèvres l’apaisement d’être soi, d’agir selon une conscience individuelle et non collective. Cette sensation nous parait étrange tout en étant familière et nous avons envie de la ressentir à nouveau. Malgré tout, on continue d’accuser parce que l’on n’a pas appris à faire autrement. Mais cela nous dérange profondément désormais… Parce que la liberté que l’on recherche avec tant d’ardeur depuis si longtemps n’a qu’un frein : le jugement, si ancré en nous. Et nous avons expérimenté que pour l’atteindre, nous devons arrêter de juger.

Mais la certitude que certains aspects de notre personnalité sont mauvais est inscrite de façon presque indélébile en nous. Puis on réalise que ce que l’on juge de façon si intransigeante chez les autres nous appartient. Qu’ils ne sont que le reflet de ce que l’on a appris à détester chez nous. La haine est là ,toute proche… Mais rassurons-nous : la haine n’est que de l’amour déçu…

Et petit à petit, nous intégrons que nous sommes ainsi fait. Que notre vérité n’est identique à aucune des personnes qui nous entourent, pas même la personne qui partage notre vie, nos parents, nos amis, pas même nos enfants. PERSONNE.

Alors, le choix est simple. Soit nous l’acceptons et trouvons la paix au milieu des autres. Soit nous la refusons et nous nous décidons de vivre éloigné des autres, Sans les autres.

Cette dernière solution peut sembler attrayante car facile. Et elle pourrait l’être si nous n’étions pas chacun une partie de l’énergie qui circule et forme un tout : l’Univers.

La route s’avère, certes, plus compliquée si l’on opte pour la première solution. Mais uniquement parce que l’on a oublié de quoi nous sommes véritablement fait en grandissant. L’amour de soi était inné à notre naissance et durant les premières années de notre vie.

Car, comme j’aime à le rappeler, notre premier amour devrait être nous-même…

Alors régulièrement, j’engage la conversation avec mon enfant intérieur. Je le laisse me rappeler un peu chaque jour qui il est et qui nous sommes ensemble. Mais surtout, qu’il sera toujours présent…

Belle journée,

Madj.

C’EST MON CHOIX…

Je parle souvent des choix. Parce qu’ils sont ce qui nous définit en tant qu’être intelligent. Ils sont ce qui nous permet de donner un sens à notre passage sur Terre. Ce qui nous fera dire à la fin si, oui ou non, nous avons vécu ou survécu.

Cette fois, je vais m’employer à décortiquer ce qu’il se passe en amont de mes choix. Ces phases, que je ne prenais pas le temps d’accueillir ni de comprendre avant et qui pourtant sont indissociables d’un bon ou d’un mauvais choix. Mais attention, un bon choix pour soi ne l’est pas forcément pour un autre. C’est primordial d’intégrer cette notion. Un bon choix, c’est celui qui vous apporte la sérénité, le ressenti d’être aligné avec votre moi profond.

Moi, je suis frileuse à l’idée de faire des choix. De moins en moins avec le temps mais tout de même un peu trop à mon goût. Je travaille à être mieux dans ce domaine. J’ai identifié trois phases, qui parfois semblent aller et venir selon l’énergie du moment qui m’habite. Peut-être vous parleront-elles.

Le premier pas, c’est la renonciation. Renoncer à prendre une autre voie, abandonner une partie de soi, même si parfois cette partie nous tire vers le bas ou qu’on ne se sent plus en phase avec. Parce que, qu’on le veuille ou non, abandonner d’anciennes bien que néfastes habitudes pour soi n’est pas chose facile. Ce qui existe depuis longtemps nous rassure, c’est ainsi. Et nous renvoie à un autre sentiment inconfortable : celui d’être abandonné en retour. Car choisir, c’est laisser de côté, inévitablement. Peu importe qui, peu importe quoi. Et être laissé de côté en retour. Certaines personnes accepteront vos changements, d’autres non. C’est ainsi. Une étape indispensable à la réalisation de soi.

Deuxièmement, survient les angoisses. Une fois l’acceptation de l’abandon fait, je me sens un peu plus forte. Mais je ne sais pas encore où tout cela mènera ni ce qui arrivera. Cette étape se révèle souvent exténuante car je cherche à tout prix à obtenir toutes les réponses à mes questions, qui ne peuvent objectivement n’en avoir aucune. S’inquiéter de la suite ne fera qu’alimenter ces angoisses et peut conduire à renoncer à ses projets. S’entourer de gens qui croient en soi, c’est crucial. Ils sauront trouver les mots qui réconforteront en cas de baisse d’énergie.

Troisièmement, la réalisation. Je sais ce que je veux mais le chemin pour y parvenir n’est pas forcément encore très clair. Je doute de mon choix et perds un peu confiance. Passage classique, je dirais. C’est le moment de prendre mon temps et de ne pas me précipiter dans tout ce qui pourrait s’offrir à moi, sous prétexte d’être en mouvement, de faire ‹‹ quelque chose ››. Développez sa relation à soi-même, être plus en phase avec l’Univers, ce qui permettra de voir les signes que ce dernier transmettra. Les étapes se dessineront au fur et à mesure, ce n’est pas grave de ne pas avoir de plan tout prêt. Surtout quand on est conscient que le contrôle n’est qu’illusion…

Et chaque fois que la tentation de faire marche arrière me titille, et elle le fera immanquablement et certainement plus d’une fois, je songe au passé. Il est ce que vous ne voulez plus, souvenez-vous en.

Chacun de nous a les ressources pour concrétiser ce dont son coeur est fait, soyez-en sûr.

N’hésitez pas à partagez vos expériences, ce sera sûrement l’occasion pour nous tous d’apprendre.

Belle journée,

Madj.

 

 

 

PLEURE

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir envie de pleurer, soudainement, sans raison apparente? D’être brusquement envahi par une extrême lassitude, d’avoir le coeur lourd? De sentir votre gorge se serrer luttant contre ces larmes qui veulent sortir et que vous retenez par tous les moyens?

Moi si. Au début, je refusais de me laisser aller, de laisser sortir ces pleurs qui pourtant ne demandaient que ça. Je travaillais sur moi-même, je me sentais de mieux en mieux et pourtant… Ce besoin irrépressible de pleurer tout mon soûl, comme une enfant, sans m’arrêter jusqu’à l’épuisement total. Je ne savais pas pourquoi.

Et plus j’apprenais à me connaître, plus ces instants inexpliqués se multipliaient.

Alors un jour, j’ai décidé de ne plus lutter. De me laisser saisir, d’accepter que cette étrange sensation parcourt mon corps, sans la juger, sans en être effrayée.

La première fois, ça a été très difficile. Je me sentais crispée, je bataillais pour tenter de me détendre, sans succès. Mais l’intention était là et j’en étais déjà heureuse. J’ai persévéré, parce que j’ai compris que cela faisait partie de mon apprentissage.

Puis un jour, j’y suis parvenue.Car toute bataille a une fin. Et j’ai constaté une chose bien réelle : je me suis sentie bien mieux après. Comme neuve. Pleine d’énergie, prête à affronter tous les obstacles.

Ce que je prenais pour de la tristesse, du mal-être ou tout autre qualificatif négatif, n’était en fait qu’un alignement parfait entre moi et l’Univers. C’était un instant privilégié de communion avec l’Énergie dont nous sommes tous faits, un retour aux sources. Durant un court instant, plus de barrières, plus de protections, plus de mensonges. Juste de l’Amour…

Alors pourquoi ces larmes? En fait, je pense que les larmes sont l’expression la plus pure du véritable amour dont on est fait. Nous les avons associés à la tristesse, à la joie, à la colère, à la peur, etc… Et c’est vrai. Elles représentent tout cela aussi.

Mais avant tout, c’est un moyen qu’a l’Univers de nous dire que tout est parfait, que nous sommes parfaits. Que nous avons juste besoin de faire tomber les murs que nous avons construit autour de nous car, bien loin de nous protéger, ils nous fragilisent toujours plus en empêchant l’Amour de circuler…

Pensez-y : seul, il est plus difficile, peut-être même impossible, d’accomplir sa destinée…

Belle journée,

Madj.

UNE SECONDE…

Lâcher prise… Ces deux mots recèlent, à eux seuls, l’un des plus grands mystères auquel il m’est donné d’être confrontée.

Le moment où, chaque fois au prix d’une rude bataille, je l’ai finalement atteint, il me semble n’être jamais identique au précédent. Comme si tout ce que j’en avais appris jusque-là s’avérait erroné.

Ce n’est pas faute d’en avoir lu des définitions, pourtant. Dans les magazines, dans les livres de développement personnel, dans des romans aussi. En écoutant les versions de mes amis, de rencontres passagères et même d’inconnus. En l’ayant expérimenté par moi-même.

Et chaque fois, une impression différente, une approche différente, un ressenti différent, une vision différente. Je trouve cela étrange. Comment une même chose peut-elle avoir autant de définitions? Ou bien est-ce simplement la manière d’y accéder qui diffère? 

Pour ma part, j’y parviens en coupant court aux distractions vers lesquelles mon esprit me pousse (télévision, internet) afin de l’inviter à se calmer et accepter un face à face dérangeant parce qu’effrayant. Et quand l’instant me saisit enfin, ce qui peut prendre plusieurs jours voire semaines, je me rends compte qu’il n’y a pas de peur, en fait, dans cet espace. Il n’est que repos. Une conscience bien consciente mais apaisée, dans l’instant et en vie. Ni coincée dans le passé, ni happée par le futur.

Être présent au moment qui se déroule. Revenir à mon âme d’enfant… À la scène qui danse sous mes yeux, à la musique qui pétille dans mes oreilles, à l’odeur qui encense mes narines, à la saveur qui explose sur mes papilles, à la brise qui embrase ma peau. Et, bien au delà de tout, percevoir toujours plus l’énergie qui circule et nous relie à toute chose. 

Et, chaque fois que je l’atteins, je comprends un peu plus la véritable nature du lâcher prise, comme la mienne. D’où, j’imagine, cette sensation de ne plus rien savoir. Parce que ces nouvelles connaissances m’emmènent à un niveau de compréhension supérieur à celui dans lequel je pouvais être avant.

Et le mystère se lève enfin… Cette sensation de ne pas pouvoir définir une fois pour toute le lâcher prise n’a plus lieu d’être. Parce qu’à chaque pas vers lui, il dévoile sa grandeur, sa puissance, son secret. Il est, tout simplement. Lâcher prise, c’est entrer en communion avec l’Univers. 

Et, quand mes peurs et mes doutes me rattrapent, le secret m’échappe et redevient mystérieux… S’engage alors un nouveau combat. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un jour, je parvienne à accepter la peur comme un simple passage, à l’image de tout autre sentiment. Le chemin n’est pas aisé… Mais s’allège chaque seconde un peu plus qu’hier…

Et vous, comment parvenez-vous à lâcher prise?

Belle journée,

Madj