BOULOT : ACTEUR

‹‹ La vie est avant tout ce que vous décidez d’en faire. ›› Cette phrase m’est arrivé un matin, tout à mon habitude de trouver mon élan de la journée. Contente de moi et motivée, je me suis tout de même fait la réflexion qu’il y a quelques années en arrière, si n’importe qui m’avait dit une phrase de ce genre, je l’aurais trouvé prétentieuse. ‹‹ Trop facile, un refuge pour les chanceux de la vie… ›› aurais-je pensé.

J’ai donc repensé à ma vie d’il y a quelques années. À mon état d’esprit de l’époque. Je menais clairement une existence sans réel enthousiasme, attendant désespérément une occasion de sortir de ma léthargie. D’un cycle qui semblait vouloir se répéter à l’infini, fade. Je percevais les personnes qui tenaient de tel discours comme orgueilleuses, se pensant au dessus des autres. Alors qu’au fond, j’étais envieuse, je leur en voulais d’arriver à être si léger devant le combat auquel s’apparentait ma vie. Pourquoi y arrivaient-elles et pas moi?

Aigrie, je continuais malgré tout à espérer un miracle, un signe, quelque chose qui déclencherai une certaine allégresse en moi. Mais je ne cherchais pas au bon endroit. Je désirais ardemment que les choses autour de moi évoluent à mon avantage, changent dans le sens que je décidais être le bon. Mais même quand parfois cela se produisait, je n’était pas pour autant satisfaite. C’était à n’y rien comprendre.

Et un jour, j’ai tout envoyé baladé pour m’expatrier. Maison, boulot, amour. Je me suis retrouvée face à moi-même, seule. Radical, certes mais j’avais surement besoin de faire les choses ainsi. Parce que je sentais que j’étais en train de me noyer, littéralement. J’avais besoin de faire une chose hors du commun pour relancer la machine.

Les premiers temps, j’ai vécu comme en apesanteur. J’ai senti un poids s’enlever de mes épaules. C’était fantastique, libérateur. Plus de contraintes, plus d’obligations, plus de rôle à jouer… PLUS DE RÔLE À JOUER… C’est là que j’ai compris…

Le problème, ce n’était pas l’extérieur. C’était MA façon de vivre avec l’extérieur. Ma façon de percevoir les gens, les évènements. C’était LE rôle que j’avais décidé d’endosser pour diverses peurs et qui ne me correspondait pas. Je m’étais mise seule la pression pour être à la hauteur par peur de ce que j’imaginais que les autres attendaient de moi. Sans me demander ce que MOI j’attendais de moi. Et rien n’allait comme j’espérais parce que je n’étais pas ce que je voulais être. J’étais l’image de moi et non MOI.

C’était il y trois ans. Une prise de conscience vertigineuse… et qui continue son bonhomme de chemin parce qu’on ne change d’un claquement de doigt ce que l’on s’est imaginé devenir toute sa vie… Je fais le tri, je réajuste, j’oublie, j’apprends. Et finalement, je vis enfin. Chacun peut être heureux à condition de déterminer ce qui le rend heureux.

Alors, quand vous vous sentez mal, il peut être bon de se poser une simple question : Suis-je mal parce que les circonstances extérieures sont réellement défavorables ou parce que je me suis enfermé dans un rôle qui ne me correspondait pas?

Belle journée,

Madj

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ARRÊTONS DE BRIDER NOS EMOTIONS!

Personne n’aime être mal à l’aise. Au milieu des autres certes mais encore plus face à soi-même. Accepter la trahison d’un ami, s’apercevoir que la vie que nous menons ne nous convient plus, reconnaitre son manque de discernement, etc… Autant de situations inconfortables et délicates qui nous poussent, même quand nous ne le voulons pas, à nous interroger sur nous-même.

Mais parfois, nous repoussons ce moment autant et aussi fort que nous le pouvons, en donnant une importance démesurée à nos responsabilités professionnelles, familiales ou amicales. Nous cherchons à étourdir le rythme, que nous percevons comme effréné, de la vie. Pourtant, plus nous nous efforçons de l’étourdir, plus il s’accélère. Nous obtenons l’effet inverse.

Aussi vient le jour où tous les voiles s’abaissent d’un coup, nous laissant nu au milieu d’une route que l’on a parcouru sans en comprendre le véritable sens. Alors nous restons à l’endroit précis où tout s’est arrêté, comme paralysés. Incapable de savoir comment ni pourquoi on en est arrivé là et encore moins où aller.

Bien qu’indiscutablement effrayante, rassurons-nous car ce n’est qu’un début. Un début cahotique vers soi-même, vers sa vérité.

A ce stade, il ne s’agit plus de combattre. Ni d’essayer de comprendre d’ailleurs. Il s’agit de se laisser doucement enveloppé par ces « ténèbres » repoussées si longtemps, avec tant d’énergie. De laisser les peurs, les doutes, les refus prendre la place qui leur revient naturellement. De leur donner le droit d’exister, au même titre que l’amour, la joie ou la compassion. De laisser chaque émotion, que nous la percevions comme négative ou positive, faire le chemin qui est le sien en nous.

Brider une partie de ses émotions, c’est brider toutes ses émotions, quelles qu’elles soient. Car, si l’on a peur d’aller explorer nos plus sombres instincts, la même peur nous empêchera d’atteindre les plus beaux.

Vivre, ce n’est pas passer son temps à tenter d’effacer ce qui ne nous plaît pas pour vivre uniquement ce qui nous plaît. Vivre, c’est ressentir pleinement tout ce qu’il est possible de ressentir.

La nature, par définition, est impermanente. Elle change sans cesse, s’adapte et survit, quoi qu’il arrive. Ainsi devons nous être. Car c’est ainsi que nous sommes originellement nés.

Soyons conscients d’une chose : quel que soit le sentiment que l’on bride, rappelons-nous qu’au moment où nous agissons de la sorte, nous entrons en guerre  avec nous-même.

Belle journée,

Madj

LE PIÈGE D’AIDER

Vouloir aider une personne proche qui traverse un moment difficile est une attitude de compassion, une action louable. Mais quand cet élan nous saisit, il est bon de s’assurer de l’authenticité de nos pensées.

Par authenticité, j’entends l’interrogation « Pour quelle raison ai-je envie d’aider? ». Une question à première vue hors propos, que certains qualifieraient même d’absurde mais qui me paraît pourtant indispensable. 

Pour y répondre,  commençons par comprendre d’où vient ce sentiment de compassion. De notre vécu, cela semble logique. Certaines histoires nous touchent plus que d’autres, parce que l’on reconnaît ses propres souffrances en l’autre. Pour peu qu’on ait dépassé la nôtre, il est alors aisé d’imaginer avoir LA solution miracle, de claironner tout haut que l’on connaît le chemin et de tenter, dans un esprit de bienveillance, d’y conduire la personne mal en point. Attitude qui peut paraître noble et sensée mais qui, à mon sens, ne l’est pas. En agissant ainsi, ce n’est plus notre élan de compassion mais bel et bien notre égo qui prend le dessus. 

Notre égo qui nous souffle que nous, nous savons ce qu’il est bon de faire et comment le faire, contrairement à l’autre. Nous créons ainsi une relation maître-élève , parent-enfant, intimant inconsciemment notre supériorité, qui fait souvent naître le désir de faire à la place de, dans l’unique but de démontrer à quel point nous avons raison.

Or, pour qu’une véritable relation d’aide puisse se mettre en place, la personne mal dans sa peau doit tout d’abord accepter l’aide qu’on lui propose, étape que notre égo a tendance  à ne pas prendre en compte. Il s’impose parce qu’il sait. Ensuite, chacun doit pouvoir se sentir libre. Libre d’exprimer ses sentiments, d’exprimer ce qu’il est. Et si la personne qui vous fait face pense qu’elle vous est supérieure et donc que vous êtes inférieur, comment cela sera-t-il possible?

L’égo nous pousse à juger, à comparer, à médire. Ce n’est pas lui qui peut aider.

Par contre, il peut nous aider à nous recadrer. Nous aider à prendre la distance nécessaire face à la souffrance de l’autre pour ne pas la faire nôtre et éviter ainsi confusions et malentendus. 

Notre chemin n’est jamais le même que celui d’un autre, mais si on accepte juste de le partager et non de l’imposer, il peut devenir une source d’inspiration pouvant faire naître chez l’autre l’envie de suivre sa propre voie. Laisser l’autre venir à soi et non se poser en super héros réparateur de torts. 

C’est ainsi, je pense, qu’on soutient le mieux les autres. En poursuivant notre chemin comme il nous convient, en se sentant en accord avec ses actes et ses paroles. En appliquant au quotidien notre vérité à notre existence.

Ainsi la véritable question serait peut-être « Suis-je capable d’aider? »…

Belle journée,

Madj

‹‹ Prends soin de toi ››

Voilà bien une phrase complexe… Complexe parce qu’elle parait simple en apparence mais compliquée en profondeur…

Dès que l’on se plaint de son travail, de notre relation, des embouteillages, du manque de temps, du quotidien, c’est la phrase magique censée résoudre tous non soucis.

‹‹ Tu devrais prendre plus soin de toi… ›› ‹‹ Tu devrais t’accorder plus de temps… ››

Mais est-ce si facile à faire en définitif?

La première pensée qu’évoque ces mots est de s’autoriser à assouvir ses envies…  « primaires » dirons-nous. S’offrir un massage, une sortie entre amis, un dîner en amoureux. Des instants qui se perdent facilement dans la course effrénée du quotidien.

Mais ce n’est que la première approche.

Prendre soin de soi, c’est peut-être avant tout l’art d’ÊTRE.

Et pour y parvenir, il faudrait tout d’abord être au fait de ce que l’on est. Ce qui implique la conscience de son mécanisme interne personnel, libéré des fêlures du passé et de l’angoisse du futur. D’accepter la peur au même titre que la sérénité, le malheur au même titre que le bonheur. De laisser la vie nous happer dans son sillage plutôt que le contraire. De savoir ÊTRE colère un instant puis douceur un autre. De reconnaître humblement ce flux d’énergie qui fait de soi un être humain ordinaire et extraordinaire à la fois.

De laisser fleurir en soi chaque émotion, qu’elle nous plaise ou non. De ne pas s’auto-censurer. De savoir décider ce qui doit vivre et ce qui doit mourir en nous. De cultiver cette personne que nous voulons ÊTRE parce que l’on se sent bien avec elle.

La difficulté vient peut-être du fait que, par peur de perdre l’amour de ceux que l’on aime, on se cache de notre véritable nature, parfois jusqu’à en avoir honte. Mais les relations sont simples : si l’on nie ce que l’on est, il est impossible de ne pas nier ce que sont les autres. Et être dérangé par notre ÊTRE revient à être dérangé par celui des autres…

À mon sens, prendre soin de soi, c’est intimement savoir ÊTRE.

Savoir ÊTRE dans l’instant, en se laissant traverser par le flux, invisible mais perceptible, de l’existence…

Belle journée,

Madj

J’ACCUSE!

‹‹ C’est pas ma faute! ›› ‹‹ C’est pas moi! ››

Des mots que l’on apprend très tôt à prononcer. Parce qu’on nous enseigne dès l’enfance qu’être responsable de ses paroles et de ses actes peut nous être préjudiciable ce qui, en soit, est logique dans une certaine limite. Mais là où le bât blesse, c’est qu’on nous fait également souvent comprendre à demi-mot qu’en agissant pas selon les désirs de l’adulte, ce dernier peut nous retirer son amour et nous qualifier de mauvaises personnes. Et ainsi, de l’innocence enfantine à la culpabilité adulte, le chemin est vite tracé.

On grandit alors en apprenant à accuser les autres pour tout et n’importe quoi, toujours plus, se persuadant toujours davantage que nous détenons la vérité absolue, que les autres sont dans l’erreur  la plus évidente.

Puis vient le jour où cela devient lassant d’accuser. On devient conscient de l’énergie que cela nous coûte car un jour, par pur hasard, nous avons goûté du bout des lèvres l’apaisement d’être soi, d’agir selon une conscience individuelle et non collective. Cette sensation nous parait étrange tout en étant familière et nous avons envie de la ressentir à nouveau. Malgré tout, on continue d’accuser parce que l’on n’a pas appris à faire autrement. Mais cela nous dérange profondément désormais… Parce que la liberté que l’on recherche avec tant d’ardeur depuis si longtemps n’a qu’un frein : le jugement, si ancré en nous. Et nous avons expérimenté que pour l’atteindre, nous devons arrêter de juger.

Mais la certitude que certains aspects de notre personnalité sont mauvais est inscrite de façon presque indélébile en nous. Puis on réalise que ce que l’on juge de façon si intransigeante chez les autres nous appartient. Qu’ils ne sont que le reflet de ce que l’on a appris à détester chez nous. La haine est là ,toute proche… Mais rassurons-nous : la haine n’est que de l’amour déçu…

Et petit à petit, nous intégrons que nous sommes ainsi fait. Que notre vérité n’est identique à aucune des personnes qui nous entourent, pas même la personne qui partage notre vie, nos parents, nos amis, pas même nos enfants. PERSONNE.

Alors, le choix est simple. Soit nous l’acceptons et trouvons la paix au milieu des autres. Soit nous la refusons et nous nous décidons de vivre éloigné des autres, Sans les autres.

Cette dernière solution peut sembler attrayante car facile. Et elle pourrait l’être si nous n’étions pas chacun une partie de l’énergie qui circule et forme un tout : l’Univers.

La route s’avère, certes, plus compliquée si l’on opte pour la première solution. Mais uniquement parce que l’on a oublié de quoi nous sommes véritablement fait en grandissant. L’amour de soi était inné à notre naissance et durant les premières années de notre vie.

Car, comme j’aime à le rappeler, notre premier amour devrait être nous-même…

Alors régulièrement, j’engage la conversation avec mon enfant intérieur. Je le laisse me rappeler un peu chaque jour qui il est et qui nous sommes ensemble. Mais surtout, qu’il sera toujours présent…

Belle journée,

Madj.

C’EST MON CHOIX…

Je parle souvent des choix. Parce qu’ils sont ce qui nous définit en tant qu’être intelligent. Ils sont ce qui nous permet de donner un sens à notre passage sur Terre. Ce qui nous fera dire à la fin si, oui ou non, nous avons vécu ou survécu.

Cette fois, je vais m’employer à décortiquer ce qu’il se passe en amont de mes choix. Ces phases, que je ne prenais pas le temps d’accueillir ni de comprendre avant et qui pourtant sont indissociables d’un bon ou d’un mauvais choix. Mais attention, un bon choix pour soi ne l’est pas forcément pour un autre. C’est primordial d’intégrer cette notion. Un bon choix, c’est celui qui vous apporte la sérénité, le ressenti d’être aligné avec votre moi profond.

Moi, je suis frileuse à l’idée de faire des choix. De moins en moins avec le temps mais tout de même un peu trop à mon goût. Je travaille à être mieux dans ce domaine. J’ai identifié trois phases, qui parfois semblent aller et venir selon l’énergie du moment qui m’habite. Peut-être vous parleront-elles.

Le premier pas, c’est la renonciation. Renoncer à prendre une autre voie, abandonner une partie de soi, même si parfois cette partie nous tire vers le bas ou qu’on ne se sent plus en phase avec. Parce que, qu’on le veuille ou non, abandonner d’anciennes bien que néfastes habitudes pour soi n’est pas chose facile. Ce qui existe depuis longtemps nous rassure, c’est ainsi. Et nous renvoie à un autre sentiment inconfortable : celui d’être abandonné en retour. Car choisir, c’est laisser de côté, inévitablement. Peu importe qui, peu importe quoi. Et être laissé de côté en retour. Certaines personnes accepteront vos changements, d’autres non. C’est ainsi. Une étape indispensable à la réalisation de soi.

Deuxièmement, survient les angoisses. Une fois l’acceptation de l’abandon fait, je me sens un peu plus forte. Mais je ne sais pas encore où tout cela mènera ni ce qui arrivera. Cette étape se révèle souvent exténuante car je cherche à tout prix à obtenir toutes les réponses à mes questions, qui ne peuvent objectivement n’en avoir aucune. S’inquiéter de la suite ne fera qu’alimenter ces angoisses et peut conduire à renoncer à ses projets. S’entourer de gens qui croient en soi, c’est crucial. Ils sauront trouver les mots qui réconforteront en cas de baisse d’énergie.

Troisièmement, la réalisation. Je sais ce que je veux mais le chemin pour y parvenir n’est pas forcément encore très clair. Je doute de mon choix et perds un peu confiance. Passage classique, je dirais. C’est le moment de prendre mon temps et de ne pas me précipiter dans tout ce qui pourrait s’offrir à moi, sous prétexte d’être en mouvement, de faire ‹‹ quelque chose ››. Développez sa relation à soi-même, être plus en phase avec l’Univers, ce qui permettra de voir les signes que ce dernier transmettra. Les étapes se dessineront au fur et à mesure, ce n’est pas grave de ne pas avoir de plan tout prêt. Surtout quand on est conscient que le contrôle n’est qu’illusion…

Et chaque fois que la tentation de faire marche arrière me titille, et elle le fera immanquablement et certainement plus d’une fois, je songe au passé. Il est ce que vous ne voulez plus, souvenez-vous en.

Chacun de nous a les ressources pour concrétiser ce dont son coeur est fait, soyez-en sûr.

N’hésitez pas à partagez vos expériences, ce sera sûrement l’occasion pour nous tous d’apprendre.

Belle journée,

Madj.

 

 

 

PLEURE

Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir envie de pleurer, soudainement, sans raison apparente? D’être brusquement envahi par une extrême lassitude, d’avoir le coeur lourd? De sentir votre gorge se serrer luttant contre ces larmes qui veulent sortir et que vous retenez par tous les moyens?

Moi si. Au début, je refusais de me laisser aller, de laisser sortir ces pleurs qui pourtant ne demandaient que ça. Je travaillais sur moi-même, je me sentais de mieux en mieux et pourtant… Ce besoin irrépressible de pleurer tout mon soûl, comme une enfant, sans m’arrêter jusqu’à l’épuisement total. Je ne savais pas pourquoi.

Et plus j’apprenais à me connaître, plus ces instants inexpliqués se multipliaient.

Alors un jour, j’ai décidé de ne plus lutter. De me laisser saisir, d’accepter que cette étrange sensation parcourt mon corps, sans la juger, sans en être effrayée.

La première fois, ça a été très difficile. Je me sentais crispée, je bataillais pour tenter de me détendre, sans succès. Mais l’intention était là et j’en étais déjà heureuse. J’ai persévéré, parce que j’ai compris que cela faisait partie de mon apprentissage.

Puis un jour, j’y suis parvenue.Car toute bataille a une fin. Et j’ai constaté une chose bien réelle : je me suis sentie bien mieux après. Comme neuve. Pleine d’énergie, prête à affronter tous les obstacles.

Ce que je prenais pour de la tristesse, du mal-être ou tout autre qualificatif négatif, n’était en fait qu’un alignement parfait entre moi et l’Univers. C’était un instant privilégié de communion avec l’Énergie dont nous sommes tous faits, un retour aux sources. Durant un court instant, plus de barrières, plus de protections, plus de mensonges. Juste de l’Amour…

Alors pourquoi ces larmes? En fait, je pense que les larmes sont l’expression la plus pure du véritable amour dont on est fait. Nous les avons associés à la tristesse, à la joie, à la colère, à la peur, etc… Et c’est vrai. Elles représentent tout cela aussi.

Mais avant tout, c’est un moyen qu’a l’Univers de nous dire que tout est parfait, que nous sommes parfaits. Que nous avons juste besoin de faire tomber les murs que nous avons construit autour de nous car, bien loin de nous protéger, ils nous fragilisent toujours plus en empêchant l’Amour de circuler…

Pensez-y : seul, il est plus difficile, peut-être même impossible, d’accomplir sa destinée…

Belle journée,

Madj.

UNE SECONDE…

Lâcher prise… Ces deux mots recèlent, à eux seuls, l’un des plus grands mystères auquel il m’est donné d’être confrontée.

Le moment où, chaque fois au prix d’une rude bataille, je l’ai finalement atteint, il me semble n’être jamais identique au précédent. Comme si tout ce que j’en avais appris jusque-là s’avérait erroné.

Ce n’est pas faute d’en avoir lu des définitions, pourtant. Dans les magazines, dans les livres de développement personnel, dans des romans aussi. En écoutant les versions de mes amis, de rencontres passagères et même d’inconnus. En l’ayant expérimenté par moi-même.

Et chaque fois, une impression différente, une approche différente, un ressenti différent, une vision différente. Je trouve cela étrange. Comment une même chose peut-elle avoir autant de définitions? Ou bien est-ce simplement la manière d’y accéder qui diffère? 

Pour ma part, j’y parviens en coupant court aux distractions vers lesquelles mon esprit me pousse (télévision, internet) afin de l’inviter à se calmer et accepter un face à face dérangeant parce qu’effrayant. Et quand l’instant me saisit enfin, ce qui peut prendre plusieurs jours voire semaines, je me rends compte qu’il n’y a pas de peur, en fait, dans cet espace. Il n’est que repos. Une conscience bien consciente mais apaisée, dans l’instant et en vie. Ni coincée dans le passé, ni happée par le futur.

Être présent au moment qui se déroule. Revenir à mon âme d’enfant… À la scène qui danse sous mes yeux, à la musique qui pétille dans mes oreilles, à l’odeur qui encense mes narines, à la saveur qui explose sur mes papilles, à la brise qui embrase ma peau. Et, bien au delà de tout, percevoir toujours plus l’énergie qui circule et nous relie à toute chose. 

Et, chaque fois que je l’atteins, je comprends un peu plus la véritable nature du lâcher prise, comme la mienne. D’où, j’imagine, cette sensation de ne plus rien savoir. Parce que ces nouvelles connaissances m’emmènent à un niveau de compréhension supérieur à celui dans lequel je pouvais être avant.

Et le mystère se lève enfin… Cette sensation de ne pas pouvoir définir une fois pour toute le lâcher prise n’a plus lieu d’être. Parce qu’à chaque pas vers lui, il dévoile sa grandeur, sa puissance, son secret. Il est, tout simplement. Lâcher prise, c’est entrer en communion avec l’Univers. 

Et, quand mes peurs et mes doutes me rattrapent, le secret m’échappe et redevient mystérieux… S’engage alors un nouveau combat. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’un jour, je parvienne à accepter la peur comme un simple passage, à l’image de tout autre sentiment. Le chemin n’est pas aisé… Mais s’allège chaque seconde un peu plus qu’hier…

Et vous, comment parvenez-vous à lâcher prise?

Belle journée,

Madj

 

 

 

Dans mes étoiles

Bonjour à tous. J’aimerais partager avec vous mon expérience sur les constellations familiales que j’ai brièvement évoqué dans mon post précédent POINT FINAL….

Pour celles et ceux qui auraient peu ou pas de notion concernant les constellations familiales, je commencerais donc par en faire une petite description.

C’est une méthode de thérapie familiale transgénérationnelle, mise au point dans les 1990 par Bert Hellinger. Étudiant en philosophie, théologie et pédagogie,  il sera ordonné prêtre et passera ainsi 16 années de sa vie en tant que ‹‹ missionnaire-enseignant ›› auprès des Zoulous d’Afrique du Sud. Il quittera la prêtrise en 1971 et développera sa méthode personnelle de thérapie vingt ans plus tard.

Par analogie avec un sytème planétaire où chaque astre exerce une influence sur tous les autres, la constellation familiale est basée sur la mise à jour de l’inconscient familial, s’apparentant ainsi à la psychogénéalogie, théorie selon laquelle par ‹‹ loyauté familiale invisible ››, nous reproduirions des comportements , occasionnant malaises et maladies. Ces symptômes prendraient racine dans les conflits non réglés des générations précédentes.

Thérapie brève, le but est de rétablir l’ordre dans le système familial, en permettant à chaque membre d’assurer la charge des responsabilités qui lui incombent et ainsi réintégrer sa place.

Par le biais de jeux de rôles et de psychodrames qui auraient le pouvoir de résoudre les conflits, cette méthode permet de mettre en lumière des évènements que l’on croit oubliés et des implications cachées.

Voilà pour le petit topo.

J’en avais déjà entendu parler à plusieurs reprises mais je ne m’y étais jamais intéressée de trop près. Par peur? Probablement. Toujours est-il que ce jour-là, une amie m’invite à une journée portes ouvertes bien-être, elle-même invitée par une amie à elle, dont le but était de rencontrer un chaman. Nous voici donc à l’entrée, achetant nos places. Regard à droite sur un tableau noir. ‹‹ 16h15 : atelier constellations familiales ››. Immédiatement, je sens l’envie d’y participer, de dépasser ma peur du groupe. Mes amies sont elles aussi enthousiastes. Regard sur l’écran du téléphone. 16h. Premier signe…

Après un rapide tour du salon, nous nous rendons sur le lieu de l’atelier. Une certaine appréhension s’empare de moi. Normal, je sors de ma zone de confort. L’amie de mon amie grignote un biscuit et m’en propose un bout. J’accepte volontiers, sentant une faiblesse arriver alors que mon repas du midi n’est pas très loin. Deuxième signe…

Une fois le groupe constitué, le thérapeute nous explique que ce n’est qu’une approche rapide de la méthode, destiné à nous en donner un bref aperçu, que la confidentialité est de mise, invitant toute personne en désaccord avec cette règle à partir. Deux personnes abandonnent le cercle. Début de la séance.

Il nous invite à nous concentrer sur notre respiration, les yeux fermés. Puis à nous lever et à nous mouvoir dans l’espace, sans hésiter à nous frôler, tout en restant attentif à nos sensations. Nous évoluons ainsi quelques minutes. Quand sa voix retentit de nouveau, c’est pour nous demander de saisir une main, la première à notre portée. Et à ouvrir les yeux pour découvrir cette personne et observer ce que cela provoque en nous.

Moi, j’ai envie de rire. L’allure de la personne devant moi, je le trouve drôle, tout simplement. Elle semble plus émue, je ne sais pas. On s’est surprise toutes les deux, je pense. On ne l’a pas exprimé de la même manière. J’ai aimé ce  ‹‹ décalage ›› qui m’a rappelé une fois encore l’immense diversité de l’humain.  J’ai trouvé ce moment très beau.

Formant ainsi un double cercle (un plus petit au milieu faisant face au cercle extérieur), les personnes du petit cercle devaient demander à celle qui leur faisait face dans le grand de jouer le rôle d’un membre de leur famille. La personne qui ‹‹ jouait le rôle ›› devait s’imaginer être cette personne, avoir ses pensées, ses réactions.

C’est là que tout se joue et j’ai trouvé cela extrêmement intéressant : la personne face à soi ne peut s’imaginer quoi que ce soit de la personne qu’on lui demande d’interpréter. Elle ne la connait pas. C’est donc soi, par les mots, les gestes, le regard, les mimiques que l’on aura qui permettra d’orienter l’acteur. Ce qui nous indique notre positionnement à nous. De se rendre compte de ce que ce positionnement occasionne à la véritable relation, peu importe le positionnement du membre de la famille. Bien si cela puisse nous donner une idée de comment l’autre pourrait réagir à notre comportement suivant la réaction de l’acteur. Une belle boucle.  J’en saisi pleinement le sens au moment où j’écris ces lignes.

Une fois l’exercice fini, nous devions rendre à la terre ce conflit familial, les mains au sol.

J’ai aimé cette première approche.  Je pense que cela peut être un bon outil pour la compréhension de soi. Ça m’a en tout cas donné l’envie d’en apprendre un peu plus.

Voilà, j’expérimente et j’adore ça! Je garde l’esprit ouvert, je me nourris de chaque instant…

Belle journée,

Madj.

 

 

 

POINT FINAL…

Quelle fierté d’achever un projet qui nous tient à coeur!

Dans mon cas, ce fut l’écriture de mon premier livre. Quand j’ai commencé à vouloir faire de mes mots plus qu’un exutoire, j’ai douté, renoncé, perdu puis retrouvé l’enthousiasme un nombre incalculable de fois. Je me suis trouvé douée, puis nulle, puis de nouveau douée puis de nouveau nulle. Je me suis pensée prétentieuse, illégitime, incapable.

Et malgré tous ces allers-retours, la flamme ne m’a jamais vraiment quittée. Souvent difficile à saisir, mais toujours présente.

Et voilà qu’après des années à imaginer le sujet parfait, à noircir des pages et des pages, à changer d’histoire plus souvent que je ne l’aurais pensé, j’ai posé le point final à ma première oeuvre, la semaine dernière.

C’est drôle parce que je m’étais imaginé ce moment tellement de fois. La fébrilité, la joie. Et rien de tout cela ne s’est produit.

C’était fascinant. En fait, j’ai ressenti une grande lassitude. C’était comme avoir enfin déposer un poids que je transportais avec moi depuis très longtemps. Je m’étais habitué à  sa présence, à y penser chaque jour, à être constamment entouré de son énergie. J’avais mené mon combat à mon rythme, à ma façon, mobilisé toutes mes forces dans ce but et maintenant, la bataille était finie.

Cela a laissé un vide dans ma vie, auquel je ne m’étais absolument pas préparée. J’étais déstabilisée. Je me rendais compte de ce nouvel espace latent, sans savoir quoi en faire. 

J’ai donc appliqué un précepte que je suis maintenant depuis des années : dans le doute, abstiens-toi. J’ai laissé le temps agir. Je me suis efforcée de vivre sereinement ce moment de flottement, de garder confiance, d’être attentive aux signes.

J’ai découvert en plusieurs personnes qui m’entouraient la volonté de me faire progresser toujours plus vers mon objectif.

Suivie par un conseiller dans le cadre de mon envie de reconversion professionnelle, ce dernier, en comprenant à quel point mon projet me tenait à coeur, m’a proposé de travailler sur ma manière de me présenter aux éventuelles maisons d’édition, comment présenter mon livre, comment me sentir légitime dans ma nouvelle voie, sans chercher à m’orienter vers un métier plus ‹‹ accessible ›› dirons nous.

J’ai revu une ancienne amie qui, par sa connexion étonnante et forte à la vie, m’a envoyé l’énergie que je peinais à retrouver ces derniers temps, par sa seule présence. Grâce à elle, j’ai également pu vivre une expérience inédite de groupe sur les constellations familiales et pu échanger longuement avec un chaman sur les soins énergétiques. Merci.

Et j’ai compris ce que tout cela signifiait.

En fait, il n’y a pas vraiment de point final. Ce n’est que la fin d’un chemin qui en ouvre un autre et ainsi de suite. Un entracte indispensable pour reprendre des forces. L’écriture achevée, il reste encore tant à faire.

Et, comme beaucoup de citations le disent, la fin n’est que le commencement d’une nouvelle aventure…

Belle journée,

Madj.